Triangle de Karpman : se choisir sans culpabilité
Victime, sauveur, persécuteur : trois rôles qui tournent, dans les mêmes relations.
Une discussion commence normalement, et cinq minutes plus tard chacun a repris sa place : l'un se plaint, l'autre vole à son secours, un troisième reproche. Puis les rôles tournent. Celui qui aidait se sent utilisé, celui qui se plaignait attaque, et le scénario recommence la semaine suivante.
L'analyse transactionnelle, avec le triangle décrit par Stephen Karpman, nomme ces trois positions : la victime, qui se vit démunie, le sauveur, qui aide sans qu'on lui demande, le persécuteur, qui juge et contrôle. Personne n'est vraiment l'un ou l'autre : ce sont des rôles que l'on prend, souvent appris dans la famille.
Ces places sont confortables parce qu'elles sont connues. Elles évitent de dire les choses simplement : ce dont j'ai besoin, ce que j'accepte, ce que je ne veux plus.
Sortir du triangle ne consiste pas à changer l'autre. C'est repérer le rôle que vous prenez le plus souvent, comprendre à quoi il a servi, et apprendre à parler depuis une place d'adulte plutôt que depuis un rôle.
