Le syndrome du sauveur : pourquoi prendre soin des autres avant soi ?
Aider, réparer, porter. Et se sentir coupable dès que l'on pense à soi.
Vous êtes celle ou celui que l'on appelle. Vous trouvez des solutions, vous écoutez tard le soir, vous devinez ce dont l'autre a besoin avant qu'il le demande. Et lorsque vous dites non, la culpabilité arrive avant même la fin de la phrase.
Ce fonctionnement s'apprend souvent très tôt : dans une famille où il fallait apaiser un parent, veiller sur un frère, tenir l'ambiance. Aider n'était pas un choix, c'était une manière d'exister et de garder sa place.
Le problème n'est pas la générosité. C'est qu'elle finisse par être la seule porte d'entrée vers le lien, et que vos propres besoins n'aient jamais de créneau.
Nous regardons ensemble ce que sauver l'autre vient réparer, et ce qui se passerait si vous ne le faisiez pas. C'est souvent là que quelque chose se desserre.
